L'opération Siloé : réaménager les piscines de Lourdes
Mgr Jacques Perrier a souhaité revoir l'intégralité du dispositif des piscines des Sanctuaires de Lourdes: c'est l'opération "Siloé". Il annonce que des nouvelles piscines vont être construites d'ici 2014 dans le sanctuaire.
Communiqué de presse du 18 janvier 2012
de Mgr Jacques Perrier, évêque de Tarbes et Lourdes
Au mois de juillet 2009, les Sanctuaires annonçaient le «Projet Siloé». Il ne s’agira pas seulement de transférer les piscines pour assurer une meilleure préparation des pèlerins et une plus grande discrétion dans la réalisation du bain aux piscines. Nous voulons aussi revenir au message primitif de la Vierge : « Allez boire à la fontaine et vous y laver ». Or, aujourd’hui, il est possible de boire ou de se baigner, en deux lieux différents, mais pas de se laver. « Siloé » doit donc permettre, selon le désir de chacun, de boire, de se laver ou de se baigner. Depuis deux ans, des groupes de travail ont précisé l’intuition. Des études ont été menées pour choisir un emplacement inatteignable par la «crue millénaire». A l’automne 2011, un avis a été publié, demandant aux architectes intéressés de se faire connaître. Vingt-huit dossiers, la plupart de qualité, nous ont été envoyés. Cinq agences ont été sélectionnées pour travailler, chacune pour son compte, à une esquisse de proposition. Ces agences sont (par ordre alphabétique) : Chabanne et Partenaires (Lyon), Charles Henri Tachon (Paris), Inca (Grenoble), Nathalie Larradet (Pau), Relier Architecture (Paris). Le choix entre les cinq propositions sera effectué à la fin du mois d’avril. La composition du jury sera publiée en temps utile. Il ne faut pas s’attendre à une réalisation avant 2014-2015.
Mgr Jacques Perrier, évêque de Tarbes et Lourdes
Allez boire à la fontaine et vous y laver !
Les 9 et 10 juillet 2009, une réunion s’était tenue à Lourdes sur la question : comment répondre aujourd’hui à la demande de la Vierge «Allez boire à la fontaine et vous y laver» ? La mise en oeuvre des décisions a été retardée de deux ans pour des raisons qui vous seront expliquées ci-dessous. La marche en avant a été reprise par une nouvelle réunion, le 17 juin dernier.
Révisons
La rencontre de 2009 réunissait une quinzaine de personnes, les plus directement concernées par la
question. Un «relevé de conclusions» avait été adopté avant la fin de la rencontre.
Lire le relevé de conclusions de la rencontre des 9 et 10 juillet 2009
Pour ceux qui n’auraient pas cette patience, rappelons quelques points.
Nous disposons, pour l’instant,
• des piscines qui ont été déplacées juste avant le Centenaire ;
• des fontaines qui, elles aussi, ont été déplacées, récemment, pour permettre un meilleur accès à la
Grotte et pour éloigner le bruit qui accompagne souvent le remplissage des bonbonnes ;
• du Chemin de l’eau qui a été inauguré en 2004, de l’autre côté du Gave, pour marquer l’année consacrée au signe de l’eau.
Le bain aux piscines est une des expériences les plus fortes vécues à Lourdes, que ce soit pour les pèlerins ou pour les hospitaliers. Il n’est donc pas question de les supprimer. L’emplacement actuel des piscines et la forme du «plateau» ne permettent pas une préparation convenable. A certains moments, à cause de l’affluence, les piscines sont inaccessibles à des pèlerins pourtant désireux de répondre à la demande de la Vierge.
Les horaires d’ouverture ne sont pas extensibles. La procédure ne fait pas partie du Message de
Lourdes à proprement parler : elle pourrait donc être adaptée en tenant compte de la sensibilité actuelle
et de l’état physique du pèlerin.

La réunion de 2009 avait aussi conclu à la nécessité de compléter les piscines, même rénovées, par des
vasques qui permettent d’accomplir le geste demandé par la Dame : «se laver». Ces vasques seraient à différentes hauteurs, mais certaines seraient à même le sol : c’est en grattant la terre que Bernadette a découvert le filet d’eau qui allait devenir la source, symbole de tant de grâces.
La même réunion avait conclu que, pour reconquérir une certaine liberté, il fallait aussi conquérir un
nouvel espace. A l’époque, le lieu envisagé était l’emplacement actuel de la Tente de l’Adoration, au départ du pont dénommé, d’ailleurs, «pont des piscines».
Il nous a été signifié que nous n’obtiendrions jamais un permis de construire, même pour des piscines,
dans cette zone classée comme inondable en cas de crue centenaire. Les études entreprises pour définir un autre emplacement ont duré près de deux ans. Cela vous explique pourquoi vous n’avez pas eu de nouvelles depuis 2009.
Nouvelles données
Entre le souhaitable et le possible, nous pensons avoir trouvé un emplacement qui sera encore meilleur
que celui auquel nous avions primitivement pensé. En face de la Grotte, en remontant légèrement sur la
pente limitée par le jardin du Carmel, l’espace est protégé du déferlement éventuel des eaux par la masse
de l’église Sainte-Bernadette. La chapelle de l’adoration fera un lieu idéal pour l’action de grâce, après
avoir bu, s’être lavé ou s’être baigné «à la fontaine».
Dans les contraintes qui seront données aux candidats architectes, une des principales sera d’aménager le lieu de catéchèse et de prière (à la place de l’ancien «plateau») de telle manière que les pèlerins aient une vue directe sur la Grotte, la statue, la croix, l’autel : il ne sera pas nécessaire d’ajouter beaucoup d’éléments pour que le geste de « boire à la fontaine et de se laver » soit mis en rapport avec le Message de Lourdes.
Compte tenu de ces nouvelles données, une autre réunion s’est tenue, le 17 juin dernier. Les participants
étaient les mêmes que ceux de 2009, ou leurs successeurs dans les mêmes fonctions. La réunion a commencé sur le terrain et le groupe a constaté que le lieu était providentiel.
La procédure de l’immersion pourrait être simplifiée pour les personnes valides : on peut se plonger
sans être couché. Comme en 2009, mais avec plus d’insistance, la discussion a porté sur la question de
la tenue. La pratique actuelle est fortement symbolique de la volonté de dépouiller le vieil homme. Elle
implique beaucoup d’humilité. Mais il ne faut pas canoniser une pratique qui n’a jamais été celle de
Bernadette.
Pour progresser, nous avons mis en place quatre groupes de travail :
• pastorale et catéchèse : Siloé dans le Message de Lourdes ;
• les parcours proposés aux personnes, selon leurs motivations ;
• programmation des étapes, études techniques et chiffrage ;
• récolte d’idées et de suggestions, préalable à tout appel à candidatures d’architectes.
A la Toussaint 2011, en synthétisant les réflexions de ces quatre groupes, nous définirons plus concrètement la demande adressée aux architectes (doublés de techniciens).
Nous nous donnons deux ans pour les mises au point et un an pour la réalisation. L’objectif envisagé est
la «saison» 2014.
Lourdes, août 2011
Mgr Jacques Perrier, évêque de Tarbes et Lourdes







