Skip to Content

Séminaristes

séminaristes à LourdesLes séminaristes sont les bienvenus à Lourdes. Durant leur temps de présence dans le Sanctuaire, ils sont sous la responsabilité du recteur.

 

Tout au long des deux ou trois semaines que dure leur séjour, les séminaristes mènent une vie conviviale, se retrouvant pour les temps de prière et de repas, le matin et le soir. Ainsi ont-ils chaque jour des moments d’échange et de partage, favorisant l’établissement de liens fraternels dans un contexte de réelle universalité.En même temps, c'est une expérience riche car elle permet à ces jeunes qui se préparent au sacerdoce de faire une première approche du message que Marie a confié à Bernadette. Elle est également enrichissante car c'est parmi des pèlerins du monde entier qu'ils évolueront. Pour faire acte de candidature, les séminaristes doivent avoir l'accord de leur séminaire ou de leur ordinaire.

La fiche d'inscription 2016

Voici les conditions pour pouvoir s'inscrire en tant que séminariste bénévole dans le Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes...

Le séminariste devra s'exprimer en public, il est donc exigé de parler couramment le français.
Les dates sont fixées par le Sanctuaire pour une période de 15 jours en juillet ou août.

Les tâches proposées sont en lien avec les différents services du Sanctuaire :Pèlerin d'un jour /  Chemin de Croix / Liturgie / Centre d'information / Pas de Bernadette / Accueil Notre-Dame (Piscines)

Une rencontre avec le recteur est prévue pour chaque groupe ainsi qu'un temps de formation (catéchèse dans le cadre de Pèlerin d'un jour).

Lettre du recteur de Lourdes adressée aux recteurs de séminaires

Lettre du recteur de Lourdes adressée aux séminaristes

CONTACT
Père Roberto Villa - 1, avenue Mgr Théas 65108 Lourdes cedex
Tél : +33  (0)5 62 42 78 78
roberto.villa@lourdes-france.com

Séminaristes du monde entier accueillis à Lourdes

séminaristes à LourdesUn article du Père Roberto Villa, Oblat de Marie Immaculée, chapelain de Lourdes

Je souhaite simplement témoigner de la joie d’avoir accueilli et accompagné les séminaristes en service à Lourdes, pendant la saison des pèlerinages 2015, aux mois de juillet et d'août, et pendant la première moitié de septembre. Le thème pastoral de cette année : « Lourdes, la joie de la mission », a constitué la toile de fond de cette initiative en continuité avec les précédentes.
 
L'accueil a concerné 130 séminaristes provenant des différents diocèses de France, Italie, Espagne, Allemagne, Angleterre, Suisse, Belgique et Hollande, dont certains originaires de pays en dehors de l’Europe – États-Unis, Chine, Vietnam, Inde, Argentine, Colombie, Jamaïque, Congo, Togo, Liban – , résidant pour la plupart dans des séminaires en France, auxquels se sont ajoutés une douzaine de jeunes prêtres français, ayant récemment été ordonnés, qui se sont succédés pour vivre cette expérience dans la Chapelle de la Réconciliation. Ils étaient tous hébergés dans la « Maison de Marthe et Marie », où j’ai été chargé de les accueillir et de les accompagner. Nous avons pu vivre la joie de la vocation et de la mission dans un climat de fraternité. Il ne s’agissait pas de reproduire la vie du séminaire mais de vivre dans une atmosphère d’accueil réciproque, à la lumière du commandement de Jésus, en nous reconnaissant comme ses disciples réunis autour de la prière commune au début et à la fin de la journée, récitée dans toutes les langues d’origine, du chant et de l’écoute de la Parole. Cela a permis à chacun de découvrir comment l’appel du Seigneur atteint les frontières de tous les cœurs et de toutes les nationalités.

« Après avoir dépassé ma timidité, je me suis senti encouragé à me lier d’amitié avec tout le monde : vas-y, n’aie pas peur...!', me suis-je entendu dire. J’ai tout de suite pensé aux séminaristes chinois : impossible de les approcher ! Maintenant que l’expérience est terminée, je peux vraiment affirmer avoir parlé avec tout le monde, même avec les Chinois. 'Assez d’avoir honte', me suis-je dit, 'assez d’avoir peur' ; Je suis appelé à aller vers l’autre qui peut me faire du bien et je peux lui faire du bien moi aussi. Ainsi, la rencontre dans d’autres langues, d’autres manières de penser, d’autres cultures, m’a ouvert de nouveaux horizons et m’a fait comprendre qu’au fond, le langage commun est celui de Jésus, l'Amour, l’Unique qui nous a tous réunis, comme dans une grande famille dans la maison de Marie et de Marthe ». (Michele)

Les repas partagés, la sobriété de l’environnement, le service à l’intérieur du lieu d’accueil et  la richesse du témoignage réciproque ont alimenté l’enthousiasme de la vie en commun.

« Tous les jours, le Seigneur m’a beaucoup donné aussi à travers la rencontre avec d’autres séminaristes de différentes nations. J’ai vécu la joie de la fraternité universelle, du service, de la relation réciproque malgré la barrière des langues et des cultures différentes. J’ai vu la foi qui existe dans le monde, même si, aujourd’hui, il semble qu’il n’y en a presque plus. J’ai vu comment Jésus œuvre par l’intermédiaire de Sa Mère, qui rassemble des milliers de personnes partout dans le monde et les conduit sur le chemin de la vérité ». (Gianfranco)

Chacun s’est senti poussé, avec générosité, à aller à la rencontre des autres et des pèlerins qui attendaient tous les jours d’être accueillis dans les piscines, accompagnés dans les catéchèses, sur le chemin de croix, sur les lieux de la vie humble de Bernadette, de sa famille (premier berceau de toute vocation), aux célébrations liturgiques internationales et nationales, à l’adoration eucharistique. La prière et le temps de réflexion personnelle passés dans la Grotte, les entretiens personnels et le Sacrement de la Réconciliation ont permis de relire les expériences vécues pendant une année de séminaire et de remercier Dieu pour les dons reçus. Les accompagnements des jeunes ont été très touchants et les moments de convivialité avec l’équipe de la Pastorale des jeunes et des vocations, avec les communautés des jeunes souffrant de différentes dépendances, avec les religieuses des monastères de Bethléem et du carmel particulièrement intenses. Sans oublier le contact avec les Aumôniers du Sanctuaire, les coordinateurs et les prêtres des nationalités présentes à Lourdes.

« La fraternité sacerdotale que j’ai constatée à Lourdes a été précieuse : j’ai rencontré  de nombreux consacrés qui aiment Jésus, le Vivant et sont heureux de Le servir dans l’Église. L’universalité qui émerge de cette vie communautaire est irremplaçable : j’ai rencontré une Église qui est plus universelle qu’internationale, faite de tant de cœurs, d’esprits et de corps qui visent un seul Cœur, une seule Sagesse, un seul Corps. La communion ecclésiale et les amitiés aussi bien humaines que spirituelles sont le bagage le plus précieux et le plus fort qu’aucun vent contraire ne pourra disperser ». (Domingo)

« Dans mon cœur, j’ai ressenti l’invitation de Marie à venir à Lourdes, aussi parce que le désir de confier entre ses mains mon expérience de séminariste et de futur prêtre était forte. Sans y réfléchir longtemps, j’ai donné ma disponibilité, ne sachant pas ce que j’aurais dû faire et ce qui m’attendait. J’ai été frappé par le contenu de la lettre d’accueil ; elle mentionnait les mots de Marie à Bernadette. Pendant sa troisième apparition, Elle lui demandait de lui faire la grâce de venir au rendez-vous avec Elle pendant quinze jours. J’ai voulu moi aussi répondre positivement et donner ma disponibilité à passer quinze jours au service de Notre-Dame de Lourdes. Les jours suivants, on nous a décrit les services à assurer au Sanctuaire et j’avoue que je me suis senti incapable d’accompagner les pèlerins sur les 'pas de Bernadette'. Mais ce service m’a justement beaucoup apporté, aussi bien du point de vue spirituel qu’humain. Retraçant la vie de Bernadette, j’ai parcouru à nouveau toute ma vie : les souffrances vécues lorsque j’étais enfant ; le soutien de mes parents qui, comme les parents de Bernadette, s’aimaient et continuent de s’aimer ; les humiliations subies dans ma jeunesse ; le refus et l’abandon de ma famille quand j’ai mûri le choix d’entrer au séminaire ; mes limites, mes peurs. J’ai eu peur, je me suis senti inadapté et j’ai pensé que je n’étais pas capable de devenir prêtre et d’assumer la responsabilité des autres. Mais à la Grotte, tous les soirs, j’ai lâché prise sur tout cela : mes peurs, mes limites, mes blessures et j’ai compris que dans ce lieu, Dieu venait me dire qu’il m’aime comme je suis et qu’il m’a choisi pour apporter son amour aux hommes. Cela m’a donné du courage. J’ai reçu ma joie la plus grande dans le Sacrement de la Réconciliation, par lequel j’ai expérimenté l’amour de Dieu et j’ai compris que je dois me laisser aimer par Lui. La prière incessante de ces jours a été : “Marie, aide-moi à ouvrir mon cœur à l’amour de Jésus et fais en sorte que je puisse me sentir aimé par Lui !” ». (Graziano)

C’est la Vierge Marie elle-même qui fait résonner, ici à Lourdes, son Cantique de louange. Au début, elle est au centre, avec son expérience, sa joie, son épanouissement émotionnel : « Mon âme, mon esprit ». Toutefois, immédiatement après, le sujet change : « Mon esprit exulte en Dieu », parce que Lui – et à partir d’ici le sujet est Dieu – a regardé l’humilité… Il a fait de grandes choses… Sa miséricorde s’étend... Il a déployé Sa puissance... Il a dispersé les superbes... Il a renversé les puissants, Il a élevé les humbles... Il a comblé de biens... Il a renvoyé les riches... Il  a secouru Israël. Marie parle d’elle, mais tout est contemplation d’elle-même sur le plan de Dieu, dans le grand mystère où elle est désormais entrée.

On ne peut connaître Dieu de l’Évangile si l’on ne vit pas l’expérience du salut. La Vierge l’a vécue, elle a connu le Dieu de l’Évangile, c’est pourquoi elle peut proclamer Dieu et regarder l’histoire du monde, se mettant du côté du monde. C’est aussi l’expérience que Bernadette a vécue : « Cette rencontre a changé ma vie ! ». Je peux attester que tous les séminaristes avec lesquels j’ai vécu cette expérience, l’accompagnant avec la plus grande discrétion, ont pu vivre quelque chose de tout cela.

Face à la prière de Marie, notamment dans les moments d’adoration à la fin de la Sainte Messe qui a lieu dans la Grotte pendant la nuit, chacun a pu se demander quel est son Magnificat, par quels mots et en référence à quels faits chacun peut l’exprimer, quelles sont les grandes œuvres de Dieu dans la vie de chacun pour lesquelles nous louons le Seigneur. Chacun d’entre eux a pris du courage et a ouvert son cœur pour aller en quête de ces événements dans sa vie personnelle, songeant à ce qu’il a reçu de bien et d’amour de la part des autres, aux rencontres qui l’ont rempli de joie et de foi, à partir du baptême jusqu’aux expériences les plus récentes, à la rencontre avec le Dieu du salut, le Dieu qui nous sauve. Il est aussi inévitable de se demander de quelles peines ou de quelles joies secrètes la rencontre avec Dieu et la rencontre avec l’autre nous libère. Quelles sont les réalités grandioses qui émergent pour chacun d’entre nous si nous nous mettons du côté de l’espérance et du côté du Royaume et quel est l’appel de Dieu si nous choisissons de nous mettre du côté des pauvres.

« Lourdes a été un lieu d’apprentissage où l’on peut se mesurer aux plus grands défis que le monde nous propose : la maladie, la souffrance, le mal, mais aussi la joie d’être ensemble, la fraternité et la rencontre avec d’autres réalités différentes de celles de chacun ». (Nicola)

« Si je dois penser à un mot qui résume l’expérience de tous les jours vécus à Lourdes, ce mot est gratuité. Un don après l’autre, des grâces qui se manifestent dans les petites choses. Ce soir, nous avons fait un moment de vérification et beaucoup de belles choses sont apparues. Pour tous, c’est une expérience qui nous fait grandir, d’une manière ou d’une autre… Lorsque je priais dans la chapelle de l’adoration, j’ai été frappé par les personnes qui étaient agenouillées. Leur visage était souriant et lumineux, serein et en paix. Nous devenons ce que nous contemplons ! L’expérience de Lourdes, le silence à la Grotte m’ont permis de replacer Jésus au centre de ma vie. Lourdes est vraiment une grâce ! ». (Michele)

« Pendant mon séjour, j’ai pu beaucoup partager avec d’autres frères séminaristes (espagnols, italiens, français et allemands), et en même temps, nous avons beaucoup appris (nous n’avons pas le poids des examens). Nous avons sans aucun doute passé un séjour inoubliable, avec un grand nombre d'anecdotes, mais surtout nous avons pu renforcer notre vocation, la vocation sacerdotale. Les témoignages des séminaristes et des prêtres m’ont beaucoup aidé. Qu’il est beau de se consacrer à Dieu pour les autres ! J’ai été aussi très heureux de connaître et de profiter de la présence de tant de pèlerins provenant de nombreux pays et de régions d’Espagne, d’observer comment la Vierge attire tant de monde de mille façons différentes, des gens qui veulent La voir et L’invoquer pour leurs proches. Certes, derrière tout ça, il y a la Providence. » (Un séminariste espagnol)

«  Je suis très heureux d’avoir participé à cette mission d’évangélisation à Lourdes. Heureux d’avoir pu partager avec d’autres chrétiens, et non chrétiens, la joie de croire et de vivre en relation avec le Christ. Heureux d’avoir rencontré des hommes et des femmes de tous horizons, de toutes langues, peuples et nations sous le regard bienveillant de la Bienheureuse Vierge Marie qui nous envoie à son Fils, comme elle l'a dit ici à Lourdes, à Bernadette Soubirous :  ‘Allez boire à la fontaine et vous y laver’. » (Elom)

À Lourdes, les séminaristes qui ont pu vivre un temps d’expérience : « Voulez-vous me faire la grâce de venir ici pendant quinze jours ? »- demanda Marie à la jeune Bernadette – sont repartis avec la joie d’avoir dit et confirmé leur « Oui », tout comme elle l’avait fait, elle qui s’était sentie accueillie « comme une personne regarde une autre personne ».

Père Roberto Villa, Oblat de Marie Immaculée, chapelain de Lourdes